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| 1° SOUHAITS ET ATTENTES DES PARTICIPANTS |
Contenu de la base de donnée médicamenteuse
Y trouver les pages " saumon " du Vidal (accessoires,
diététique)
Pouvoir prescrire autre chose que des médicaments (compresses,
métiques)
Avoir les excipients
Connaître le coût des médicaments
Voir la photo du médicament, et sa boîte
Les interactions médicamenteuses, sécurité de la prescription
Il serait souhaitable de disposer des
:
associations contre-indiquées, y compris avec les génériques,
et le niveau de gravité des interactions médicamenteuses
interactions par spécialité, par famille de médicaments
interactions avec le malade (contextuelles)
des niveaux d'alarme paramétrables
et de pouvoir :
tenir compte du traitement de fond, du traitement du spécialiste
par rapport au traitement actuel du malade
présenter les allergies aux excipients
prévenir des limites de prescription par rapport à
l'âge, le poids, la créatinine
Aspects touchant à l'ergonomie et la recherche
Lisibilité, interface conviviale, rapide, avec liens
hypertexte pour naviguer par rubrique sur chaque fiche médicament
grâce aux têtes de chapitre de chaque fiche médicament.
Entrée par nom commercial, dénomination commune
internationale, classe thérapeutique, spécialité
médicale, indication (Autorisation de Mise sur le Marché),
contre-indication, aspect du médicament (couleur, forme)
Pouvoir aller de la Dénomination Commune Internationale
au médicament
Visualiser les dernières modifications d'un médicament
La base de données médicamenteuse doit s'interfacer
avec différents codages des pathologies.
Complète pour ne plus utiliser le Vidal papier
Possibilité de personnalise la base
Rendre facile l'interface entre logiciel de dossier médical
et base de données médicamenteuse, dans ce contexte,
souhait de 2 parties :
- base externe avec mises à jour
- base interne personnalisée alimentée à
partir de la base externe
par lien hypertexte
Informations complémentaires
Pouvoir l'utiliser comme outil de formation, en y incluant les fiches de transparence, des compléments tirés de revues telle Prescrire.
Indépendance, validité
Garder une distanciation par rapport au " tout savoir
"
La base de données médicamenteuse doit être
indépendante, valable et validée, à égalité
avec les autres, garder une pérennité, et laisser
une maîtrise du logiciel à l'utilisateur
L'indépendance existe-t-elle s'il y a seulement 2 bases
de données médicamenteuses ?
Qui valide (et comment) les informations de la base de données
médicamenteuse
l'Agence du Médicament ne ferait-elle pas sa banque de
données médicamenteuse ?
Avoir un logiciel de dossier médical qui permet le choix
des banques de données médicamenteuses
Mises à jour
Fréquentes, faciles, de qualité
informations actualisées avec les nouveautés, avertir
des changements, des nouveaux médicaments, et des modifications
sur les médicaments déjà existants
Coût
De départ, et des mises à jour.
prescrire du plus cher au moins cher
| 2° LA BANQUE CLAUDE BERNARD |
présentée par M Gérard Simon.
L'entreprise
La Banque Claude Bernard est supportée par la société
Resip, fondée en 1981, elle fut d'emblée informatisée,
il n'y a jamais eu de version papier.
Ses premiers clients ont été les pharmaciens, 5.500
à ce jour.
Elle a été fondée par 3 universitaires, un
ex-interne qui travaillait chez Bull (M. G. Simon), et 2 commerciaux.
En 1997 elle a été rachetée par un répartiteur
pharmaceutique : Alliance Unichem.
Actuellement la Banque Claude Bernard est utilisée par
3000 médecins, et intégrée par 32 éditeurs
dans leur logiciel de dossier médical.
Elle emploie 30 personnes, dont une dizaine diplômés
médecins ou pharmaciens.
Elle s'est associée avec la banque hospitalière
Thériaque depuis 6 mois . (Internet www.theriaque.org)
La Banque Claude Bernard peut désagréer certains logiciels de dossier médical qui ne respecteraient pas certains critères. Exemples : un éditeur n'indiquant que certains génériques et pas d'autres en raison d'accords passés avec un laboratoire pharmaceutique. Ou non respect de choix de prescription : impossibilité de prescription de pilule à 15 ans, si le logiciel de dossier médical considère une jeune de 15 ans encore comme enfant.
Le thesaurus, les classifications des pathologies
Elle est basée sur un thesaurus de mots clés
produit par produit extraits de l'enregistrement de l'intégralité
des Autorisations de Mise sur le Marché.
Par indications, par contre-indication, (toutes deux sont interfacés
avec la CIM 10), et aussi par précautions d'emplois
La CIM 10, qui est très répandue en France et à
l'étranger, a une granularité extrêmement
fine, pour les indications on choisit un code précis avec
la CIM 10, pour les contre-indications, on prend une plage de
codes très large
On dispose d'un bouton pour aller au texte original si l'alerte
ne suffit pas
Les mots-clés sont choisis pour chaque forme d'un médicament,
il ne sont donc pas communs à une substance.
On ose rajouter des informations non données par le laboratoire
pharmaceutique si on le juge utile.
On a interfacé la CISP avec la CIM 10, et le Locas belge,
donc on laisse le choix du thesaurus au médecin.
Le moteur fondamental de la banque est la CIM 10, le reste de
l'accès (vers la CISP par exemple) c'est du réglage
informatique
La Banque Claude Bernard contient ces thesaurus
De la CISP vers la CIM 10 la granularité va de 1 à
7, donc en utilisant la CIM 10, - qui peut le plus peut le moins
- , et la CIM 10 est très répandue en France et
à l'étranger.
Posologies
Les posologies sont structurées, la banque fait le calcul selon le poids du patient, et calcule le nombre d'unités par jour, et avec la durée le nombre de boîtes.
Interactions, alertes
On peut informer la banque de la pathologie du patient, de
sa famille, des allergies du patient
Il y a des alertes passives, sur interactions, contre-indication,
grossesse/allaitement, Référence Médicale
Opposable, allergies. Les alertes sur les précautions d'emploi
sont prévues, mais c'est plus complexe à mettre
en place.
Dans la Banque Claude Bernard, il y a un ensemble de moteurs pour
les interactions et les intolérances, le logiciel de dossier
médical envoie 1 ou 2 codes CIP, la Banque Claude Bernard
cherche et renvoie les résultats au logiciel, les éditeurs
gèrent eux-mêmes l'affichage.
On peut enregistrer l'intolérance " personnalisée
" type nocebo d'un produit qu'un seul patient ne supporte
pas.
Recherche, classifications thérapeutiques, prescription
On peut faire une recherche par produit, par Dénomination
Commune Internationale, par classe thérapeutique, excipient,
forme galénique, nom de laboratoire pharmaceutique, familles
Il est possible de sélectionner certains produits par le
médecin.
Si on choisit Clamoxyl®, la Banque Claude Bernard rappelle
les indications de l'Autorisation de Mise sur le Marché,
et l'équivalent CIM 10, on peut consulter la monographie
du produit avec le texte original de l'Autorisation de Mise sur
le Marché (avec indications, contre-indications, effets
indésirables, précautions d'emploi et mises en garde),
la composition du produit, y compris l'excipient (sous leur appellation
officielle européenne), les excipients sont regroupés
dans des classes chimiques d'allergies
Il y a donc des classifications thérapeutiques, plusieurs
classifications possibles au choix du médecin (ATC, EphMRA,
classification RESIP)
On peut faire une prescription à partir de la pathologie
Les laboratoires pharmaceutiques répugnent à donner
certaines informations, il est par exemple difficile de savoir
la composition des gélatines des gélules
On peut chercher de la métologie, et constituer à
partir de là des prescriptions personnalisées
Il y a la photo ou le dessin des accessoires sur la base des pharmaciens,
dans la base Sopharmex également associée à
RESIP, il y a les descriptions des pilules, comprimés,
etc, mais pas des boîtes
Il y a 14.000 références d'homéopathie, y
compris de conseil pharmaceutiques, la Banque Claude Bernard contient
les produits grand public et conseil pharmaceutique.
La loi interdit au médecin de prescrire en Dénomination
Commune Internationale, et au pharmacien d'honorer la prescription,
donc la Banque Claude Bernard propose les génériques
avec le nom du laboratoire
Prescription personnalisée, prix des médicaments
" mes posologies " s'ajoutent, et ne se substituent
pas aux posologies de la Banque Claude Bernard, c'est d'ailleurs
en texte libre, et on peut y écrire ce qu'on veut, le médecin
ne peut pas changer les posologies de l'Autorisation de Mise sur
le Marché, seulement les siennes.
Il y a des données économiques, y compris la base
de remboursement TIPS.
Possibilité d'optimisation du prix de l'ordonnance, après
l'optimisation, s'il y a une différence d'excipient générant
une allergie, une alerte réapparaît.
Aspects financiers, mises à jour
L'abonnement est de 1 an (avec 3 mois de grâce en attente
de réabonnement), la Banque Claude Bernard garde les posologies
personnelles, les mises à jour ne touchent pas aux posologies
personnelles
il y a 2000 modifications par mois, de tous niveaux, mineures
d'une composition (colorant), de posologie, d'indication, de contre-indication,
d'allergies. Problème : comment formuler cela dans un document
lisible ? la Banque Claude Bernard ne le fait pas, on ne peut
pas savoir s'il y a un changement en appelant la fiche patient.
Exemple : au début de sa commercialisation un générique
d'une spécialité, était non sécable,
contrairement au princeps, la Banque Claude Bernard donnait l'alerte
au médecin, car le traitement d'attaque commence par des
demi comprimés.
La Banque Claude Bernard est financée uniquement par les
utilisateurs, tant qu'elle fait du bénéfice, il
ne devrait pas y avoir de soucis avec Alliance Unichem.
Les sources d'information
Les Autorisations de Mise sur le Marché officielles
obtenues auprès de l'Agence du Médicament ou des
laboratoires pharmaceutiques, la veille scientifique, le "
Meyler's sides effects of drugs " qui est une revue d'informations,
la veille publicitaire
Les produits qui ne sont plus commercialisés sont conservés
au moins 1 an dans la Banque Claude Bernard.
La Banque Claude Bernard n'invente pas de mots, elle utilise ceux
de la CIM 10, de la CISP, des Autorisations de Mise sur le Marché.
Procédure de qualité
Les procédures de qualité nous préoccupe
au plus haut point, déclare M. Simon, car il n'existe pas
de banque sans erreur.
Une fois par an, est conduite une révision de toute la
banque, avec relecture par des internes entre autres.
Il n'y a pas en France de processus de qualification des banques
de données médicamenteuse, l'Agence du Médicament
travaille sur un cahier des charges de qualification
RESIP équipe une pharmacie sur 4, il y a 2 banques de données médicamenteuses chez les médecins, et 3 chez les pharmaciens.
| 3° MEDIAVIDAL |
La société éditrice, l'historique
OVP (Office de Vulgarisation Pharmaceutique), propriétaire
du VIDAL® existe depuis 1912. Le 1er VIDAL® est paru en
1914, le Guide National de Prescription il y a 10 ans. OVP édite
aussi le VIDAL® de la Famille, ex-VIDAL® du particulier.
L'informatique a commencé il y a 10 ans. MEDIAVIDAL®
a été lancé il y a 2 ans et intègre
les 3 fonds documentaires cités plus haut.
Les laboratoires pharmaceutiques financent le dictionnaire VIDAL®
- distribué gratuitement aux médecins en payant
leurs monographies au millimètre/colonne.
OVP a des accords avec la BIAM (Banque d'Informations Automatisée
sur le Médicament), financée par les industriels,
et avec la SEMP (Société d'Édition Médico-Pharmaceutique),
OVP fournissant l'information sur les médicaments et la
SEMP, celle sur les accessoires.
L'origine de l'information
OVP contrôle les monographies transmises par les laboratoires
en les comparant avec les Résumés des Caractéristiques
des Produits délivrés par l'Agence du Médicament
lors des Autorisations de Mise sur le Marché.
70 % des textes subissent chaque année des modifications.
MEDIAVIDAL® contient tous les produits du marché français
de ville.
Les thesaurus viennent de listes de références de
termes. Par exemple, pour la galénique, on utilise des
listes européennes ou, pour les substances, celle de l'Organisation
Mondiale de la Santé ; s'il n'y a pas de liste officielle,
elle est créée.
Le thesaurus des contre-indications consiste en une organisation
hiérarchisée des libellés des contre-indications
des RCP. Un travail du même type est en cours pour les indications
(donc non inclus dans MEDIAVIDAL® actuellement).
La BIAM apportera les thésaurus sur les effets secondaires
et précautions d'emploi.
La recherche d'information, le contenu
MEDIAVIDAL® peut être distribué avec sa propre
interface ou intégré dans un logiciel.
L'accès à l'information se fait par 4 index : dénomination
du médicament, nom de la substance active, classe pharmacothérapeutique
ou nom du laboratoire exploitant. A l'appel d'un de ces critères,
les médicaments correspondants apparaissent par ordre alphabétique
avec le prix du conditionnement et de l'unité de prise,
leur statut vis à vis du remboursement, l'existence d'interaction
médicamenteuse et leur lien avec une RMO. Des tris peuvent
être faits sur chacun de ces critères.
Pour un médicament donné, on peut rechercher les
produits équivalents (même DCI, même dosage,
même forme pharmaceutique), ainsi que les interactions de
ce médicament ; Il est également possible de détecter
des IAM entre 2 ou plusieurs médicaments. A tout moment,
on peut se reporter à l'information complète de
la monographie VIDAL® ou du GNP. Une fonction " recherche
multicritère " permet de croiser les items suivants
: classe thérapeutique, substance active, excipient pertinent,
forme galénique, voie d'administration, contre-indication,
inscription sur liste de substances vénéneuses,
conditions de remboursement, mode de distribution, assujettissement
à une RMO et bientôt indication.
L'équivalent des pages saumon du VIDAL® papier viendront
avec le dictionnaire de la SEMP.
On peut interroger par synonymes de médicaments, pas encore
par synonymes d'excipients.
Tous les médicaments sont dans MEDIAVIDAL®, y compris
ceux qui ne sont pas dans le VIDAL®, (source : Agence du Médicament),
limité uniquement aux commercialisés, (ceux qui
ont une Autorisation de Mise sur le Marché et ne sont pas
commercialisés, ne sont pas dans MEDIAVIDAL®)
Tous les médicaments de conseil pharmaceutique sont dans
MEDIAVIDAL®.
Les interactions
Le module " interactions " permet de déceler les interactions médicamenteuses d'un médicament ou d'une série de médicaments entre eux. Les 4 niveaux de gravité de l'interaction sont paramétrables.
Les contre-indications
Des liens avec le dossier-patient peuvent être réalisés
pour créer des alertes.
La CIM 10 n'est pas faite pour alerter sur les contre-indications
des médicaments ; certaines contre-indications ne s'y trouvent
pas ou mal, ce qui peut donner des fausses alertes, ou pas d'alertes,
ou des incohérences.
Rédaction d'ordonnances
Les données sont exportables.
On peut faire des ordonnances types (liste de médicaments),
ajouter des notes. MEDIAVIDAL® est intégré au
logiciel de dossier médical.
MEDIAVIDAL® proposera bientôt les posologies structurées,
avec intervalle, et alerte si on dépasse, , adaptable selon
la phase du traitement (initiale, entretien), le contexte (le
poids, l'âge, la surface corporelle), la fréquence
et la durée d'administration.
Le coût de traitement journalier peut être calculé
par les éditeurs de logiciel de dossier médical
; MEDIAVIDAL® comprend le prix moyen des médicaments
non-remboursés.
Site Internet
OVP va ouvrir un site où il y a l'équivalent
du VIDAL® papier, avec 4 entrées : médicament,
substance active, classe thérapeutique, laboratoire pharmaceutique.
On y trouvera une rubrique " actualités " sur
tout ce qui peut changer sur les médicaments, avec mise
à jour chaque semaine.
Les informations sur les nouveaux produits sont en lien avec les
laboratoires pharmaceutiques, et n'apparaissent que lors de la
présence effective en officine : de nombreux produits obtiennent
des Autorisations de Mise sur le Marché et ne sont pas
disponibles, ceux-là ne seront pas indiqués.
L'accès sera réservé par login gratuit.
Les fiches de transparence seront sur le site Internet
Procédures de contrôle
La banque est contrôlée chaque mois lors des extractions
pour Internet.
La banque est éditée sur papier une fois par an
: c'est le Guide National de Prescription ; sa lecture peut être
considérée comme procédure de contrôle.
MEDIAVIDAL® est construit par un directeur scientifique, 2
médecins, 12 pharmaciens, 2 documentalistes, plus quelques
étudiants, et un panel d'experts (cités dans le
Guide National de Prescription).
En septembre 99, sortira une nouvelle banque plus complète.
L'Agence du Médicament a édicté une charte de qualité pour les banques de données qui veulent être sur le RSS. OVP a adhéré à cette charte car la banque VIDAL® est en cours d'agrément par la Direction Générale de la Santé.
| 4° CONCLUSIONS |
La Banque Claude Bernard a plusieurs longueurs d'avance sur
MédiaVidal, début janvier 99. Elle comporte plus
de fonctions, d'entrées, etc.
Les gens de MédiaVidal travaillent à les rattraper,
et y arriveront sans doute.
Le prix pour un praticien est similaire.
La validité des sources paraît bonne des 2 côtés
sous le double critère de la recherche de la qualité
scientifique et de l'indépendance.
Plus problématique, le maintien de
cette indépendance dans l'avenir : la Banque Claude Bernard
vient d'être intégrée au groupe Alliance Unichem,
et MédiaVidal à Vivendi.
PS : intéressant d'entendre M Simon dire que
la Banque Claude Bernard est utilisée par 3000 médecins,
qui donc ceux-là ont un logiciel de dossier médical,
admettons autant pour MédiaVidal, ça veut dire 6000
médecins utilisant réellement un logiciel de dossier
médical au cabinet.
Question : ou alors énormément utilisent un logiciel
de dossier médical sans base de données médicamenteuse,
ou les libéraux sont beaucoup moins informatisés
que ce que l'on dit.
Compte-rendu : Luc Beaumadier
En mars 1999 :
- la partie " Claude Bernard " a été relue
par M. Gérard Simon,
- la partie " Média-Vidal " a été
relue par Mme Catherine Bonjean.
Ils ont précisé quelques informations, ou corrigé
quelques imprécisions.